Site du parc naturel des Alpilles

Eau, air, énergies, déchets: le défi de l'écoresponsabilité

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Territoire soumis aux rigueurs du climat méditerranéen, le Parc naturel régional des Alpilles bénéficie de ressources qui en conditionnent les activités. Pour que chacun puisse en profiter, aujourd’hui comme demain, il est nécessaire d’apprendre à partager et à gérer ces biens finis sans mettre en péril le territoire dans toutes ses composantes...

 

 

 

L’EAU, une ressource précieuse en climat méditerranéen

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Eygalières, Eyguières, Fontvieille, … villages du Parc naturel régional aux noms sonnant "l'aïgo" d'argent plus précieuse que l'or. Serties des pierres de l'aqueduc souterrain, le massif rocheux des Alpilles alimentait en eau l'Arles antique et la deuxième plus importante meunerie romaine d'Europe à Barbegal, en surplomb de l'ancien marais des Baux. Pierre philosophale de la vie, source et ressources naturelles, puisée dans le sol ou amenée, de la main de l'homme, de la Durance ou du Rhône, l'eau des Alpilles pourrait être le titre d'un roman qui risquerait pourtant, en l'état actuel des données, de finir mal. Si la question de l'eau est aujourd'hui mondiale, en 1873, dans le premier registre des délibérations du Canal d'irrigation agricole de la Vallée des Baux, on notait déjà que, sur ce territoire, "une trop longue expérience l'a convaincu que sa eau sa ruine est complète…"
Au cœur de ces enjeux : les canaux agricoles d'une part, et la qualité et la quantité d'eau d'autre part. Axe majeur de la politique du territoire du Parc naturel régional, la prise de conscience nécessaire de chaque habitant et de chaque acteur du territoire est aujourd'hui, non pas un objectif mais, une nécessité.

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Une des caractéristiques principales du milieu méditerranéen réside bien dans la disponibilité et l’importance de l’eau. Une eau précieuse à la fois pour le milieu naturel mais également pour le développement de l’agriculture nourricière, de la civilisation... L’actualité nous montre malheureusement que cette ressource n’est pas aussi éternelle qu’on pourrait le croire.

Face à ce constat, les objectifs du Parc tendent à initier une prise de conscience collective sur le rôle et la fragilité de l’eau aux moyens d’action de préservation de la ressource et de sa qualité, de promotion de son utilisation rationnelle. A cette fin, un groupe de gestion globale de l’eau est en création avec pour mission et dans le respect des compétences de chaque structure, de définir les priorités, d'assurer la cohérence des actions, le suivi des projets, et d’exercer une vigilance concernant l’impact de projets d'aménagement sur la gestion de l’eau.

Par ailleurs, si l’eau nous est indispensable, les caprices météorologiques méditerranéens nous rappellent que l’eau peut aussi être à l’origine de catastrophes humaines et économiques. Aux côtés des communes, la politique du Parc est de diminuer la sensibilité de son territoire au risque d’inondation, notamment en initiant des programmes d’aménagement et des conseils aux communes. Actuellement, une étude hydraulique globale est conduite sur une partie des Alpilles dans le but de dresser un schéma d’aménagement et de recommandations en prenant en compte l’ensemble des activités touchées par cette problématique.

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L'AIR: une attention sur la qualité de l'air et les changements climatiques

Les Bouches-du-Rhône comptent parmi les départements ayant la plus forte densité de population, entraînant ainsi un parc automobile conséquent. A la croisée des grands itinéraires de transports de marchandises, ce département accueille également de grands complexes industriels. Conséquence de ces constats, les variations de la qualité de l’air sont sensibles et font l’objet chaque été d’alertes préventives à l’ozone.

La charte du Parc implique une vigilance particulière qui s’exerce sur les nouvelles sources de pollution. Le Syndicat mixte de gestion du Parc naturel régional des Alpilles souhaite appuyer sur son territoire l’action des associations en charge de la surveillance de cette qualité de l’air. En améliorant sa connaissance de la qualité de l’air sur son territoire les acteurs du Parc entendent pouvoir informer la population régulièrement sur l’air qui nous entoure et sensibiliser le public et les professionnels à la réduction des émissions de gaz polluants.

LES ENERGIES: soutenir les économies d'énergies et les énergies renouvelables

Tout autant que l’eau et l’air, l’énergie est indispensable à notre vie, à nos déplacements, à notre activité... Malgré la douche solaire qui baigne quotidiennement les Alpilles, la présence régulière de vent ou encore une forêt source de biomasse omniprésente, l’énergie consommée dans le Parc, à sa création, est essentiellement non renouvelable. A l’aube de la fin des énergies fossiles et de la connaissance des effets sur le climat de nos agissements, les questions énergétiques sont plus que jamais d’actualité. Pour autant, la prise de conscience est encore lente et un long chemin reste à parcourir.

En partant du principe que l’énergie qui pollue le moins est celle que l’on ne consomme pas, la mise en œuvre de la charte du Parc implique de développer une politique énergétique fondée sur deux piliers indissociables : la réduction et la maîtrise des consommations d’une part et le développement des énergies renouvelables d’autre part.

S’il est indispensable de décliner cette politique en actions qui concernent les techniques à mettre en œuvre, il est tout aussi important, à l’instar des actions conduites sur la ressource en eau, de porter un effort particulier sur les comportements des utilisateurs. Les actions d’éducation et de formation du public, des entreprises et des collectivités auront une importance capitale pour la réussite de cette politique.

A cet effet, le Parc met en œuvre, en partenariat avec la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’ADEME, son Plan Local Energie Environnement qui regroupe des actions ciblées dans les domaines de l’eau, l’air, l’énergie et les déchets.

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LES DECHETS: Les réduire, les recycler, les gérer

Augmentation continue de la quantité de déchets produits, c’est le constat sans appel de la réalité d’aujourd’hui. Et ce constat se fait alors même que l’organisation collective du traitement des déchets est vieillissante, que les comportements individuels évoluent lentement et difficilement et que les techniques et filières pour le tri et le recyclage des matières sont éprouvées et en évolution constante. Les conclusions à tirer sont évidentes. Les solutions technologiques ne peuvent en aucun cas remplacer l’action de chaque individu. Elles sont seulement à notre disposition pour nous faciliter la tâche, qu’il s’agisse de la collecte, du traitement, du tri ou encore de la valorisation de nos déchets.
Ici encore, comme pour l’énergie ou l’eau, la prise de conscience et le changement de nos habitudes quotidiennes sont les clés du succès pour parvenir à réduire notre production de déchets. L’objectif du Parc est, en travaillant en partenariat avec les structures compétentes, de mettre en œuvre des solutions technologiques mais également et surtout de sensibiliser des acteurs, du particulier jusqu’à la collectivité en passant par les entreprises ou les agriculteurs. Ainsi, des ateliers sur la fabrication du compost à destination des ménages ou encore le développement d’une filière de collecte et de recyclage des déchets agricoles constituent des actions ciblées à mettre en œuvre dés les trois ans à venir.

Les solutions technologiques existent pour grandir en harmonie avec notre environnement, encore faut-il que nous voulions et acceptions, chacun à notre niveau (collectivité, habitant, entreprise…) changer nos modes de vie et de consommation.

Président de la commission « Patrimoine naturel et activités humaines » : Monsieur Régis Gatti,
le rapporteur : Elisabeth Verame.
Actions en faveur de l'eau, de l'air, des énergies et des déchetrs: chargé de mission Laurent Filipozzi

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