Site du parc naturel des Alpilles

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La défense de la forêt contre les incendies

Enjeu majeur pour le territoire des Alpilles, il s’agit pour le parc de protéger le massif forestier contre les incendies et limiter leurs conséquences écologiques, économiques et sociales

Le massif forestier des Alpilles est régulièrement traversé par de grands feux de forêt, qui ont des conséquences importantes :

  • Souvent très étendus, jusqu’à plusieurs milliers d’hectares, ils déboisent d’immenses surfaces et offrent pour plusieurs années un spectacle de désolation aux habitants. Les écosystèmes forestiers ont ensuite besoin de 30 à 40 ans pour se reconstituer spontanément. Si un deuxième incendie survient au même endroit entre temps, la capacité de régénération de la forêt peut être altérée. Sur le territoire, la pression des incendies reste jusqu’à présent compatible avec une extension progressive de la forêt.
  • Les incendies font courir des risques aux biens et aux personnes ; ces risques sont concentrés sur les lisières de massif, là où les espaces bâtis, parfois de façon dispersée, s’interpénètrent avec la forêt.
  • Enfin, ils empêchent les écosystèmes forestiers de “vieillir”, privant ainsi le massif des majestueuses forêts anciennes de chêne vert ou de chêne blanc qu’il pourrait accueillir et de la faune et de la flore remarquable qui pourrait s’y développer.

 

Président de la commission « Patrimoine naturel et activités humaines » : Monsieur Laurent Geslin,
le rapporteur : Serge Violas
Actions en faveur de la défense de la forêt contre les incendies : chargé de mission Jonathan Baudel

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Les actions du parc:

foret travaux zone poudrière non traitée

foret travaux zone poudrière non traitée

Améliorer la prévention des incendies de forêt afin de ramener la pression des incendies de forêt et les surfaces brûlées à un niveau acceptable : une des actions répondant à cet objectif est la poursuite de l’application et de la mise à jour du Plan Intercommunal de Débroussaillement et d’Aménagement Forestier (PIDAF), en cohérence et dans le respect des objectifs de la Charte, en recherchant les moyens financiers correspondants. Le Plan Intercommunal de Débroussaillement et d’Aménagement Forestier (PIDAF) élaboré en 1995, est un programme d’actions envisagées à l’échelle d’un massif entier (concerne les 16 communes).


Les travaux DFCI en 2013

Réalisation des travaux en 2013

Des enjeux humains, économiques et environnementaux

Foret debroussaillée

Plus de 6000 hectares de forêts ont été ravagés par les flammes dans les Alpilles au cours des deux dernières décennies. En une génération, cette succession d’incendies a ainsi détruit près d’un tiers des 20 000 hectares de surfaces boisées recensées dans le massif.
A chaque nouveau sinistre, le traumatisme des populations s’amplifie. Car outre le sentiment d’impuissance qu’ils éprouvent face au feu, les habitants vivent mal la disparition soudaine de paysages familiers, la destruction de maisons souvent pleines de souvenirs et les blessures parfois mortelles qui frappent pompiers et riverains.

Pourquoi nos collines brûlent-elles ?

coupure verte

Dans les Alpilles, la plupart des incendies parcourent à peine quelques dizaines de mètres carrés, mais parfois, plusieurs milliers d’hectares d’un même élan. Les raisons de ce phénomène sont multiples, complexes et toujours différentes d’un incendie à l’autre. Tous les feux, en revanche, ont un point commun : l’étincelle qui les a fait naître. C’est rarement elle qui détermine la gravité et l’étendue du sinistre qui va suivre. Mais c’est en sachant le pourquoi de cette étincelle que l’on saura sans doute l’empêcher d’apparaître.

Pourquoi le risque s’est aggravé avec le temps

Foret agir pour aider la nature à se reconstruire

Depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale, le massif des Alpilles a connu les bouleversements les plus rapides et les plus radicaux de sa très longue histoire. Jusqu’au milieu du XXè siècle, les hommes étaient paradoxalement plus nombreux qu’aujourd’hui à fréquenter les vallons, les vergers et les collines d’un bout à l’autre du massif. Ils y trouvaient du bois pour se chauffer, des surfaces à cultiver – notamment des olivettes - et de quoi améliorer l’ordinaire de leurs repas, avec notamment la chasse et la cueillette. Mais, à l’époque, ce sont les bergers qui régnaient en maîtres au coeur du massif. Ils entretenaient pour leurs troupeaux de nombreux pâturages et une multitude de chemins qui donnaient accès aux rares mas construits au pied des collines. Entourées de champs et de vergers, ces maisons étaient alors peu vulnérables au feu.

Une maison dans la forêt, c’est plus d’arbres brûlés

Foret elu et techniciens

Trop souvent quand un incendie fait rage, les sapeurs-pompiers sont contraints de défendre les habitations au détriment de la forêt. Même les résidences secondaires inoccupées sont protégées des flammes tandis que les arbres brûlent, faute d’être défendus. Il ne faut pourtant que quelques mois pour reconstruire une maison à l’identique. Et un demi-siècle pour qu’une forêt repousse et devienne adulte. Certes, l’incendie d’une maison engendre souvent des traumatismes irréversibles, quand ce n’est pas le chaos pour les familles touchées. Mais à trop construire en lisière de forêt ou au cœur des massifs, à trop chercher la silhouette des pins au ras de ses fenêtres, on prend aussi le risque de vivre un jour ces drames.

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