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Vous êtes dans : Accueil / Identité du Parc / Un parc : Pourquoi, comment ? / Les missions du Parc / Agir pour le patrimoine naturel / La défense de la forêt contre les incendies La défense de la forêt contre les incendiesEnjeu majeur pour le territoire des Alpilles, il s’agit pour le parc de protéger le massif forestier contre les incendies et limiter leurs conséquences écologiques, économiques et sociales Le massif forestier des Alpilles est régulièrement traversé par de grands feux de forêt, qui ont des conséquences importantes :
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Les actions du parc:Améliorer la prévention des incendies de forêt afin de ramener la pression des incendies de forêt et les surfaces brûlées à un niveau acceptable : une des actions répondant à cet objectif est la poursuite de l’application et de la mise à jour du Plan Intercommunal de Débroussaillement et d’Aménagement Forestier (PIDAF), en cohérence et dans le respect des objectifs de la Charte, en recherchant les moyens financiers correspondants. Le Plan Intercommunal de Débroussaillement et d’Aménagement Forestier (PIDAF) élaboré en 1995, est un programme d’actions envisagées à l’échelle d’un massif entier (concerne les 16 communes). Des enjeux humains, économiques et environnementaux
Plus de 6000 hectares de forêts ont été ravagés par les flammes dans les Alpilles au cours des deux dernières décennies. En une génération, cette succession d’incendies a ainsi détruit près d’un tiers des 20 000 hectares de surfaces boisées recensées dans le massif. Pourquoi nos collines brûlent-elles ?Dans les Alpilles, la plupart des incendies parcourent à peine quelques dizaines de mètres carrés, mais parfois, plusieurs milliers d’hectares d’un même élan. Les raisons de ce phénomène sont multiples, complexes et toujours différentes d’un incendie à l’autre. Tous les feux, en revanche, ont un point commun : l’étincelle qui les a fait naître. C’est rarement elle qui détermine la gravité et l’étendue du sinistre qui va suivre. Mais c’est en sachant le pourquoi de cette étincelle que l’on saura sans doute l’empêcher d’apparaître. Pourquoi le risque s’est aggravé avec le tempsDepuis la fin de la seconde Guerre Mondiale, le massif des Alpilles a connu les bouleversements les plus rapides et les plus radicaux de sa très longue histoire. Jusqu’au milieu du XXè siècle, les hommes étaient paradoxalement plus nombreux qu’aujourd’hui à fréquenter les vallons, les vergers et les collines d’un bout à l’autre du massif. Ils y trouvaient du bois pour se chauffer, des surfaces à cultiver – notamment des olivettes - et de quoi améliorer l’ordinaire de leurs repas, avec notamment la chasse et la cueillette. Mais, à l’époque, ce sont les bergers qui régnaient en maîtres au coeur du massif. Ils entretenaient pour leurs troupeaux de nombreux pâturages et une multitude de chemins qui donnaient accès aux rares mas construits au pied des collines. Entourées de champs et de vergers, ces maisons étaient alors peu vulnérables au feu. Une maison dans la forêt, c’est plus d’arbres brûlésTrop souvent quand un incendie fait rage, les sapeurs-pompiers sont contraints de défendre les habitations au détriment de la forêt. Même les résidences secondaires inoccupées sont protégées des flammes tandis que les arbres brûlent, faute d’être défendus. Il ne faut pourtant que quelques mois pour reconstruire une maison à l’identique. Et un demi-siècle pour qu’une forêt repousse et devienne adulte. Certes, l’incendie d’une maison engendre souvent des traumatismes irréversibles, quand ce n’est pas le chaos pour les familles touchées. Mais à trop construire en lisière de forêt ou au cœur des massifs, à trop chercher la silhouette des pins au ras de ses fenêtres, on prend aussi le risque de vivre un jour ces drames. |