Site du parc naturel des Alpilles

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Les actions en faveur des espèces et habitats des Alpilles

Flore

Véritable carrefour biogéographique, le territoire du Parc naturel régional des Alpilles compte plus d’un millier d’espèces végétales. L’agencement dans l’espace de ces espèces floristiques très diverses produit des structures de végétation qui, en fonction des conditions géologiques, hydrographiques et topographiques, composent des habitats naturels (notion proche de milieux naturels). Leur maintien dans un bon état de conservation est le garant du maintien des espèces qui y trouvent leurs conditions de survie (refuge, nourriture, reproduction).

 

Opies

Ainsi, la charte du Parc naturel régional des Alpilles met en avant la sauvegarde des habitats naturels remarquables.
Trois types d’habitats naturels font l’objet d’une attention particulière, en raison de leur intérêt biologique et des menaces auxquelles ils sont soumis :

  • les habitats de pelouses sèches,
  • les habitats rocheux
  • et les habitats humides.

Les habitats forestiers, du fait de leur contribution à la diversité des milieux, de leur rôle régulateur des eaux et de leur fragilité en milieu méditerranéen, font également l’objet de mesures de conservation et de gestion. Pour les habitats dits ouverts de pelouses sèches, des travaux de réhabilitation par coupes, éclaircies et débroussaillement ainsi que redéploiement pastoral sur le massif permettent de maintenir les superficies concernées par cet habitat, en déclin du fait de la déprise rurale (fermeture des milieux et colonisation par les pins).

zones humides

En matière forestière, les îlots de vieillissement au sein des chênaies vertes et blanches les plus évoluées est prévu afin de diversifier les peuplements. La préservation des ripisylves à peupliers blancs permettra de leur conserver leur rôle écologique (régime des eaux, refuge et alimentation de la faune, dissémination de la flore, etc.).

Les habitats naturels du territoire hébergent de nombreuses espèces. Certaines d’entre elles nécessitent des mesures de gestion et de protection particulières, en raison de leur valeur patrimoniale et des menaces auxquelles elles sont soumises.

Parmi ces espèces, le territoire héberge des populations remarquables de cinq espèces cavernicoles de chauves-souris. Les effectifs de ces espèces sont exceptionnels pour la région. Cela s’explique par la proximité de milieux favorables à leur alimentation (Crau, Camargue, vallée de la Durance), une situation de carrefour migratoire et la présence de nombreuses cavités naturelles et artificielles : grottes, carrières, canaux souterrains, mas et constructions agricoles.

Dix-neuf espèces de chauves-souris ont été recensées sur le territoire, toutes strictement protégées sur le plan national et international. Sur le territoire du Parc, l'origine de leur déclin, provient de la raréfaction et de la dégradation de leurs ressources alimentaires et de l'utilisation inadaptée des cavités où elles nichent. Principalement insectivores, les chauves-souris payent un lourd tribut à la diminution des populations d’insectes, liée à l’utilisation de pesticides notamment.

Entre 2004 et 2008, un programme européen LIFE Nature a permis au Parc naturel régional des Alpilles, en partenariat avec le Groupe Chiroptères de Provence, de mener des actions de mise en tranquillité (pose de barreaux) sur 3 cavités (grottes ou carrières) abritant d’importantes populations de chauves souris.

petit duc

Avec plus de 80 espèces nicheuses, sédentaires ou migratrices et 11 espèces hivernantes recensées, l’intérêt international de ce territoire justifie l’existence d’une Zone de protection Spéciale Natura 2000 de 27 000 ha. Parmi elles, Quatre espèces d’oiseaux confèrent à ce territoire un intérêt biologique international : l’Aigle de Bonelli, le Vautour percnoptère, le Faucon crécerellette et le Hibou grand duc, toutes menacées et protégées.

La détérioration des habitats naturels, les changements ou la disparition des pratiques agropastorales, certaines pratiques de loisirs sur les zones de reproduction, les aménagements lourds, comme l’urbanisation ou les lignes électriques, sont autant de facteurs qui fragilisent et peuvent causer la disparition de ces populations.

Entre 2005 et 2008, avec le CEN (ancien CEEP), la participation à un programme LIFE Nature sur le vautour percnoptère a permis d’améliorer les connaissances sur cette espèce et de mettre en place deux aires de nourrissage, alimentées par les éleveurs du massif.

 

 

 

Natura 2000

Fort des expériences acquises notamment dans le cadre des projets Natura 2000, le Parc anime la concertation entre les acteurs locaux et coordonne les actions de tous les gestionnaires, en privilégiant les approches contractuelles. Les projets s’appuient sur l’application des documents d’objectifs des sites Natura 2000, qui constituent la référence en matière de conservation et de gestion du patrimoine naturel. Négocier, sensibiliser les propriétaires et les usagers du territoire est ainsi un des biais d’actions principal du Parc naturel régional en matière de préservation du patrimoine naturel.

 

Président de la commission « Patrimoine naturel et activités humaines » : Monsieur Laurent Geslin,
le rapporteur : Serge Violas.
Actions en faveur des espèces et habitats des Alpilles : chargés de mission Jean Michel Pirastru, Florian Communier

 

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