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Vous êtes dans : Accueil / Le patrimoine des Alpilles / Patrimoine naturel / Le patrimoine naturel des Alpilles Le patrimoine naturel des Alpilles
Les Alpilles forment le dernier relief avant le grand delta du Rhône. Isolé entre les plaines du Rhône et de la Durance, les grands territoires du Comtat Venaissin et de la Crau, le relief des Alpilles apparaît comme une île. Cette domination du massif sur les plaines sans transition lente en fait son originalité. Au sommet du triangle d’or de la biodiversité Camargue - Crau -Alpilles, le territoire du Parc offre une complémentarité d’habitats naturels rarement observée, où les milieux humides (canaux, mares temporaires…) se mêlent intimement aux espaces secs de la colline.
Les sols que l’on foule en se promenant sur les crêtes ou dans les vallons des Alpilles sont nés durant l’ère secondaire. D’aspect aride, le massif n’en demeure pas moins un discret château d’eau qui digère, à travers failles et craquelures, l’eau des pluies tombées sur les crêtes. C’est cette eau qui alimente les sources autour desquelles les hommes se sont fixés. Les premières traces d’occupation retrouvées dans le massif remontent ainsi à la protohistoire*.Régulièrement habité depuis, il recèle de très nombreux vestiges des différentes époques. Plus de 200 sites archéologiques et une centaine de constructions classées ou inscrites à l’inventaire des monuments historiques sont ainsi répertoriés. Outre l’eau, il est vrai que l’espèce humaine a toujours trouvé dans les Alpilles et les plaines alentours suffisamment de terres fertiles, de formidables matériaux de construction – le calcaire, l’argile, le bois – et une situation géographique privilégiée qui allait, au fil des siècles, placer toute la région au coeur du monde civilisé. Hivers doux, étés chauds et secs, vent violent et sols squelettiques font de ce territoire un lieu de prédilection pour des milieux naturels exceptionnels et souvent peu répandus, comme les pelouses sèche méditerranéennes, avec la faune sauvage qui leur est associée. La superficie importante des espaces naturels du Parc, ses escarpements rocheux et une pression humaine encore modérée en font également un espace favorable à la nidification d’espèces rares et menacées, comme l’Aigle de Bonelli (lien L’Aigle de Bonelli) ou le Vautour Percnoptère (lien Le vautour percoptère), Jalonné de nombreuses cavités (grottes, carrières…), ce territoire est également un site clé pour les populations de chauves-souris du Sud de la France. Certaines de ces espèces emblématiques et rares nécessitent des mesures de gestion et de protection particulières, en raison de leur valeur patrimoniale et des menaces auxquelles elles sont soumises.
D’autres sont protégées au niveau régional et sont rares sur le territoire comme le Grand Ephèdre (crêtes des Opies, plateau de la Caume) ou l’Ophrys de Provence. La valeur biologique du Parc a d’ailleurs été reconnue, sur le plan international et national, au travers de multiples mesures de protection et de désignation à des inventaires (Arrêtés préfectoraux de Protection de Biotopes, zone Natura 2000. Malgré ces reconnaissances officielles, ce capital naturel demeure fragile, et étroitement lié à l’évolution des activités des hommes. Les tendances actuelles (surfréquentation, mutations agricoles, urbanisation dispersée…) font peser des menaces vitales sur une partie des espèces et de leurs habitats. L’avenir de certaines d’entre elles se joue déjà, sous nos yeux : six couples de Vautours percnoptère étaient encore présents dans nos collines au début des années 80 ; aujourd’hui, il n’en reste plus qu’un. C’est pourquoi la préservation du patrimoine naturel est au cœur de l’action du Parc Naturel Régional des Alpilles. |