Le projet de territoire pour les Alpilles, inscrit dans sa Charte, ambitionne de créer les conditions d’une fréquentation équilibrée des espaces naturels dans le temps et dans l’espace, en optimisant la gestion de la fréquentation dans le respect de ses différents usages.
En effet, la richesse des Alpilles repose sur une nature exceptionnelle et ce territoire exerce un attrait important, que ce soit pour les pôles urbains environnants ou les touristes plus lointains.
D’autre part, la demande pour de nombreuses activités de pleine nature est très importante avec parfois un sentiment de « surfréquentation ». L’émergence de nouvelles pratiques permettant notamment d’accéder à des espaces autrefois moins fréquentés accentue la pression de l’activité humaine.
De plus, la diversité des acteurs et la multiplicité des responsabilités nécessitent une gestion des espaces naturels cohérente et concertée. Le Parc a donc un rôle essentiel de coordination des actions autour d’un projet commun porté par la Charte. C’est pourquoi le Parc des Alpilles s’est doté d’une stratégie de gestion de la fréquentation des espaces naturels sensibles dès 2012, appelé « Schéma de gestion de la fréquentation des espaces naturels ».
En application de la nouvelle Charte du Parc 2023-2038, une mission de « Mise à jour de la stratégie de gestion des flux en espace naturel » a été confiée au bureau d’études ALTEA grâce au financement de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2024-2025.

La stratégie de gestion de la fréquentation des espaces naturels 2025-2035 s’appuie sur les cinq objectifs stratégiques suivants, fixés collectivement grâce à la concertation des nombreux partenaires du Parc :
- Diminuer les impacts environnementaux et sociaux : Limiter l’érosion, protéger la faune et les habitats fragiles, tout en réduisant les nuisances pour les riverains et en prévenant les conflits d’usages entre visiteurs.
- Mieux répartir la fréquentation dans le temps et dans l’espace :Répartir la fréquentation sur l’ensemble du territoire (secteurs moins sensibles, équilibre économique, soulagement des sites surexposés, …) et dans l’année (propositions estivales hors massifs, …)
- Limiter les divagations des visiteurs dans les espaces naturels : Canaliser les cheminements grâce à des itinéraires balisés officiels, une signalétique adaptée pour préserver les milieux sensibles, voire une action règlementaire …
- Améliorer le comportement des visiteurs dans les espaces naturels : Sensibiliser de manière active aux bonnes pratiques (respect de la biodiversité, propreté, quiétude des lieux) par l’information, l’éducation et la médiation.
- Favoriser des retombées économiques durables sur le territoire : Connecter la fréquentation des espaces naturels avec l’offre locale (commerces, produits du terroir, hébergements durables) pour renforcer l’économie de proximité.